31e bulletin d'information

Centre Harmonie Corps & Sens

Parfaitement bien dans sa peau !

Le pin parasol ou pin franc (PINUS PINEA) va nous aider dès ce jour à créer l’état de bien-être en soi. Ce parasol au dessin franc nous protège (para-) comme le fait notre peau, certes de certain/s rayons du soleil quand on est couché dessous 😊, mais ce n’est qu’une infime partie de son génie sur plusieurs dimensions de l’être humain.

Les pins parasol vivent sur le périmètre (limite) de la Méditerranée

Je connais intimement 12 autres pins, aucun ne présente ce port en parasol (tronc nu sur une grande hauteur, terminé par un plateau de branches formant une ombrelle). Ils ont tous des ports irréguliers ou pyramidaux ou très verticaux. Le parasol est donc le seul à attirer notre attention sur cette courbe franche, liserée par une concentration d’aiguilles. Cela ressemble en fait à la limite d’un organe irrigué, comme la peau.
Cette première analogie avec la peau est renforcée par une autre caractéristique provenant de la composition de l’huile essentielle. Il s'agit de le petite molécule de limonène, très bonne antiseptique aérienne, dont la teneur peut dépasser les 70 %, un record hors norme au regard de la bonne centaine d’autres espèces de pins qui, d’après mes recherches, n’en offrent que entre 0 et max. 18 %. Qu’est-ce que cette molécule fait chez un pin ? On trouve dans les huiles essentielles des pinus surtout du pinène, comme molécule structurante. Le pinène fait référence à la structure linéaire des conifères, tandis que le limonène est plutôt la star (90 % en moyenne) des zestes d’agrumes, induisant une structuration plutôt de type courbée… Le zeste qui a une forme ronde est une peau… effectivement, la plupart des essences d’agrumes sont utilisées pour soigner la peau.

La peau du pin franc
La peau du pin franc

La propriété du limonène la plus divulguée, validée par des études scientifiques, est l’hépatostimulation (action de stimulation du foie), une clé importante pour prêter main-forte aux activités métaboliques et ouvrir la voie de l’élimination des toxines.
Avec ce constat, nous allons maintenant pouvoir conjuguer deux qualités propres au pin parasol.
Nous savons que ce conifère fait partie du genre des pins (Pinus), un genre original pour plusieurs aspects, dont le plus évident est que ses espèces ont toutes le pouvoir de renforcer notre système respiratoire pulmonaire. Aussi, en naturopathie, nous prenons en considération le fait que les poumons sont aussi une voie d’élimination des déchets : on mesure environ 1kg de CO2 et d’autres gaz plus rares expirés quotidiennement, ce qui entre autres évite l’acidification de notre terrain.
En conséquence, je peux affirmer que le pin parasol, en stimulant l’évacuation des déchets de manière renforcée, vient soulager ce même travail souvent très demandé à la peau. En effet, la grande majorité des symptômes de la peau sont la conséquence d’une insuffisance fonctionnelle de notre système digestif, laissant en circulation une trop grande quantité de déchets. La peau prend le relais pour assumer cette fonction indispensable d’élimination, vous savez, ces différents types de boutons qui apparaissent sur le visage, le dos, le psoriasis, l’eczéma, les furoncles, etc. !
Donc, nous avons une huile essentielle concentrée en limonène, ce qui d’ailleurs en fait une huile essentielle ronde et douce à l’odeur, et presque agréable au goût. Elle pourra être associée dans les recettes pour diverses pathologies impliquant une déficience émonctorielle (<— émonctoire = qui participe à l’élimination des déchets de l’organisme). Elle pourra même vous aider à digérer une grande quantité de pignons mangés avec gourmandise ! Je parle des pignons très nutritifs du pin pignon... oui, je vous ai caché jusqu'ici que le pin parasol porte un troisième nom familier, étant depuis l'antiquité très apprécié pour ses fruits comestibles, il est même cultivé pour cela.

Ses pignons, un produit riche de cette arbre d'exception

Un autre chemin d’investigation peut nous emmener vers la même conclusion. Après avoir capté la relative douceur de l’huile, se présente souvent une atmosphère contrastée : avec une première sensation de densification puis, une seconde, d’ouverture. Cela résonne avec cette dissociation apparente entre la partie haute et dense de l’arbre opaque aux rayons de soleil, et la partie tronc, plus proche de la terre, laissant passer la lumière. La photo ci-dessous illustre ce contraste :

Une silhouette unique en son genre

J’en connais qui ont exprimé ce contraste en évoquant pour le premier mouvement une intense perception en mode "focus +++", qui s’ensuivit d'une ouverture soudaine à une vision antagoniste, toute intégrale, laissant émerger une agréable sensation de vastitude, d'espace.
De là, l’analogie suivante se manifeste naturellement : 1/. la densité correspondrait à l’arbre pulmonaire, et 2/. en dessous le bel espace aéré, serait alors comme un vide créé au service de la sphère digestive et métabolique. Ce contraste fait comme un appel d’air pour redonner du souffle au système émonctoriel. C’est comme si nous triplions tout à coup la quantité opérationnelle de camions poubelle de la ville de Naples qui croule sous ses déchets… on va bientôt pouvoir respirer… et se sentir bien !
Approfondissons de plus belle notre rencontre avec l’essence du pin parasol. De façon renouvelée, en laissant l’essence agir plus longuement à travers mes sens physiques et subtils, cette sensation de peau vibrante s’est mise à résonner. Imaginez que cette trame tissulaire enveloppant l’entièreté de notre corps, jouant le rôle de frontière, s’est mise à résonner avec tous les autres contours des éléments qui nous constituent : l’enveloppe de chaque tissu, chaque organe, mais aussi du corps éthérique et des autres corps plus subtils. Toutes ces diverses couches résonnent de concert et produisent inéluctablement un sentiment d’unité et de profonde intégrité. Être intègre renforce la certitude de sa propre légitimité d’être qui on est, où que nous soyons. Quelle délicieuse disponibilité, nous permettant d’élargir le "bien-être dans sa peau" vers un bien-être encore plus total, même en relation au monde !

À propos de légitimité, j’entends chez certains d’entre vous la réflexion suivante : "Ces affirmations ne sont pas soutenues par des preuves objectives, comment puis-je m'y fier ?" Effectivement, vous ne lirez nulle part des phrases identiques dans les médias ; cependant, le travail d’objectivation est bel et bien présent en respectant l'exigence de cohérence venant de la science, et ici, en s'attachant particulièrement à s'appuyer sur l'expérience concordante de tous les chercheurs.
Voici comment, en très, très résumé, j’opère mes recherches sur une essence méconnue : je m’engage dans un cheminement quotidien à sa rencontre, en la portant, la sentant, la goutant, l'étudiant, l'appliquant par voie cutanée, bref en utilisant toutes les possibilités d’interactions imaginables, à l'aide de mes facultés rationnelles, de ressenti et d’intuition. Les informations apparaissent progressivement jusqu’à ce qu’une cohérence minimale se dégage. Ensuite s'impose une pause pour permettre l'intégration des prises de conscience. Plus tard, je recommence le même processus afin de capter de nouveaux éléments qui viendront solidifier les premières informations et préciser le portrait de la plante.
La suite consiste à mettre à l’épreuve les révélations obtenues (processus d’objectivation). Il est très intéressant de pouvoir confronter mes résultats auprès de confrères travaillant dans le même sens, toutefois les soumettre à l'épreuve de vérité dans une communauté est réellement productif, et je vis cela dans les temps d'enseignement. Voici en exemple ma dernière formation, pour laquelle j’avais au préalable étudié une bonne dizaine de nouvelles espèces de pins, déambulant pendant plus de cinq ans avec l’une, revenant sur une autre et continuellement ainsi. Le cours a eu lieu à l'automne dernier, et la mise en commun des révélations intérieures des élèves a pleinement validé mes travaux antérieurs. Quel bonheur ! Je considère cette validation comme un élément central de l'objectivation.
Voici quelques exemples des retours donnés par les participants du dernier stage :

  • À propos de la dimension métabolique citée plus haut, les impressions suivantes ont été partagées : "processus de transformation", "maturation", "foin et tabac". Oui, foin et tabac sont dans le sujet car toutes deux sont des plantes qui ne sentent pas, tant qu’elles n’ont pas été coupées ; et c'est seulement lors du séchage de l'herbe et de la plante vivante de tabac, que démarrent des processus enzymatiques, oxydatifs, microbiens, qui justement produisent une maturation positive.
  • Dans la même idée, les participants avaient parlé d’un éveil des sens, d’une amplification de leur ancrage sensoriel ; et là aussi l’œuvre de validation opère, car nos sens sont de grands consommateurs d’énergie de transformation.

Pour conclure d’une manière pratique, si vous avez vibré à cette transmission, je vous invite d’une part à vous procurer l’huile essentielle de pin parasol, évidemment difficile à se procurer puisqu’elle est méconnue (je peux vous renseigner sur mon fournisseur, si vous le souhaitez). Vous pourrez ainsi élargir à votre manière la connaissance de ce pin. D’autre part, inscrivez-vous au prochain stage sur les Pinus (fin mai), une formidable occasion de faire connaissance de notre approche intégrale de l’aromathérapie, en renforçant la relation à votre système pulmonaire, votre respiration, votre Souffle… pour ensuite activer dans votre réalité ces forces naturelles, donc harmonieuses.

Pour conclure de manière profonde et poétique, voici une citation d’Anatol Kovarsky, qui pour moi danse avec le cœur de cette forme de vie : "Dessine-toi un horizon qui te ressemble, c'est là le cadeau de l’aurore. L'espace du futur est au bout du moment présent comme le port lointain est au bout du désert."

Alain